• Couverture L'Affaire Nicolas Le Floch 


    Résumé:

    En ce mois de Janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célébre Commissaire au Châtelet, est d'humeur sombre. Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable.
    Qui cherche à compromettre le protégé du Roi et du Lieutenant Général Sartine?
    Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sureté de l'Etat, Nicolas doit se cacher.
    Au service du Secret du Roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de Cour. Avec l'aide du fidèle Inspecteur Bourdeau, tandis qu'entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s'affrontent, il devra déjouer bien des pièges.

        

    Mon avis: Ce livre est le 4ème tome des aventures du commissaire Nicolas Le Floch à Paris. Quatorze ans se sont passés depuis son arrivée à la capitale. Nous sommes en 1774 durant un hiver très neigeux.

    Le tome précèdent ne m'ayant pas laissé une impression très extraordinaire, j'avais quelques craintes concernant ce tome. De plus, c'est tellement classique pour un quelquoncque inspecteur de voir une fois un complot se dresser contre lui et se faire accuser du crime... Je me disais: rien de bien original en somme.

    Eh bien non! Malgré moi, la magie de Jean-François Parot a opéré. Je me suis fait prendre par le jeu de la lecture et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je me suis attachée une nouvelle fois à Nicolas, j'ai essayé de réfléchir à l'intrigue: en un mot, j'ai eu de la peine à poser le livre. Il ne m'a fallu que 3 jours pour le lire.

    Au début, il nous semble n'avoir affaire qu'à une seule intrigue. Et tout d'un coup, nous nous retrouvons à Londres ou auprès du Roi. Ce qui me donnait l'impression de n'être que des écarts dans le récit, ce qui me dérangeait, se retrouve par la suite être relié à notre meurtre initial.

    J'ai eu beaucoup de plaisir à voir Bourdeau prendre un peu d'importance dans ce récit. Et retrouver nos bons vieux amis que sont Noblecourt, Semacgus, Sanson, Rabouine, Tirepot, Cathrine, Cyrus même! Le Paris est toujours là, la bonne cuisine aussi!
    Il faut tout de même mettre en avant le plaisir que c'est de retrouver tous ces ingrédients dans les romans de Parot qui lui donnent une très bonne qualité historique, tout ceci rehaussé par une magnifique écriture parfaitement maîtrisée!

    Pour en revenir au récit même: j'ai été surprise d'assister à la fin de Louis XV. Je ne connais pas bien les dates de fin de règne et du coup, je n'y avais pas fait attention. Ensuite, je sais que nous allons dans les tomes suivants apprendre à connaître Louis XVI et cela me fait déjà une drôle d'impression, car je sais comment lui et sa famille termineront... C'était en tout cas très intéressant de suivre cet épisode avec Nicolas.

    La fin est également très... étrange.

    Etant donné que deux affaires sont liées, et que Nicolas arrive aux faits par des chemins détournés, comme à son habitude, il faut vraiment s'accrocher pour suivre. Il y a des révélations, de l'émotion. Cette fin m'a à la fois plu et déplu. J'ai toujours eu de la peine avec les fins de Parot. Mais je dois avouer que celle-ci m'a pour une fois totalement donné envie de découvrir le tome suivant. Ce qui prouve qu'elle n'est pas si mauvaise que cela!

    Merci à Coconut d'avoir organisé une lecture commune sur les tomes de la saga Nicolas Le Floch. J'ai ainsi lu les tomes 3 et 4 et eu beaucoup beaucoup de plaisir à renouer avec l'auteur qui m'a fait découvrir le polar historique. Le vrai, j'entends ^^

     

     

     

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  • Couverture Le Fantôme de la Rue Royale
     
     
     
    Résumé:

    Les précédents succès de Nicolas Le Floch, protégé du Lieutenant de Police Sartine, agacent. On veut le mettre à l'écart.
    Mais, alors que Paris célèbre le mariage du Dauphin par un feu d'artifice sur la Place Louis-XV, c'est la catastrophe : des carosses renversés, des centaines de victimes écrassées...
    Notre tout jeune Commissaire de Police au Châtelet reprend du service. Au milieu des cadavres, une jeune femme tient serrée dans sa main une perle noire. Est-elle morte étouffée...ou étranglée?
     
    Mon avis: J'ai lu ce livre dans le cadre de la Lecture Commune de Coconut sur Livraddict. Pour cette LC, j'avais décidé de lire les tome 3 et 4 de la saga avec Nicolas Le Floch. Voici donc le 3ème tome.
     
    On retrouve Nicolas Le Floch en plein pendant la fête pour le mariage du dauphin. Un drame mais aussi au meurtre...
     
    Ce qui ressemble à un accident se révèle finalement être un meurtre maquillé concernant une jeune fille. Nicolas va aussitôt se diriger vers la famille de la victime et découvrir... un véritable casse-tête.
     
    Je dois dire que ce tome n'est pas mon préféré concernant l'histoire. En effet, la famille de la victime est pleine de rancoeur et de secrets. Même Nicolas qui se retrouve à vivre avec eux n'arrivera que difficilement à trouver la clé de l'énigme.
    Les personnages étaient trop noirs pour moi. Je n'arrivais pas à m'attacher à eux mais me retrouvais plutôt agacée par leurs cris incessants.
     
    Toutefois, la magie de Parot a tout de même opéré sur moi. Cette magie pour moi, c'est vraiment le contexte historique rendu d'une manière aussi globale que possible: le language, la nourriture, les moeurs, les coutumes, les rues, la société sont autant de thèmes que Mr. Parot nous offre dans un seul et même livre. Et j'en oublie beaucoup.
    Cet art de nous offrir un Paris qui n'existe plus grâce à une enquête est tout simplement du pur plaisir.
    J'aime beaucoup suivre les pérégrinations de Nicolas dans la ville et la découvrir avec lui. Découvrir aussi ces gens, de la cuisinière au Roi.
     
    Et puis, en dehors de l'intrigue ou du contexte, il reste Nicolas et les personnages qui l'entourent et l'aident durant son enquête. J'ai toujours autant de plaisir à les retrouver! Chacun, avec sa personnalité et ses qualités suivent Nicolas et le guident. Sans eux, il serait certainement perdu dans les méandres de l'énigme. Je nomme entre autres Bourdeau, Noblecourt, le père Grégoire...
     
    Bref entre Nicolas, ses amis et ce contexte historique, ce livre est un petit bijoux. Et je pense de cette manière ne jamais être déçue par Parot car toujours, ce contexte historique sera là avec Nicolas évoluant parmi elle. Je ne peux qu'espérer que l'intrigue du tome suivant sera plus prenante  pour m'attendre à un coup de coeur!

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  • http://pmcdn.priceminister.com/photo/Eco-Umberto-Le-Nom-De-La-Rose-Livre-818439128_ML.jpg

     

    Résumé:

    Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.

    Le Nom de la rose, c'est d'abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant un train d'enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. C'est aussi une épopée de nos crimes quotidiens qu'un triste savoir nourrit.

     

    Mon avis: Faisant un dossier sur le polar historique, je ne pouvais passer à côté du Nom de la Rose. Et pour m'encourager, j'ai proposé sur Livraddict, un peu tardivement il est vrai, de lire le Nom de la  Rose pour le 20 mars.

    Comme je l'avais lu dans de nombreuses critiques, et comme le dit Umberto Eco, lui-même, les 100 premières pages sont éliminatoires de par leur complexité et la longueur qu'elles engendrent. Je m'endormais dessus! Il y avait de longues descriptions de l'abbayes et de scènes bibliques qui 1. ne m'intéressent pas et 2. sont trop difficiles à comprendre pour moi. Mais je voulais absolument le lire et je me disais que pour que ce livre ait été un best-seller, la suite devait être meilleure. Et ça a été effectivement le cas. Peu à peu, le récit se concentre sur l'enquête. Il y a plus de dialogues, moins de descriptions et plus d'actions. La trame devient plus complexe, je m'essayais à démêler les fils de l'histoire. J'étais contente d'avoir vu le film avant dans le sens ou cela m'aider à mieux comprendre ce que je lisais. Et en plus, je ne me souvenais pas de tout les détails de l'enquête, ce qui me permettaient d'être surprise dans ma lecture.

    J'ai beaucoup aimé ce livre. Il retrace à merveille un contexte dans un époque donnée. Alors oui, on ne sort pas de l'abbaye mais cela n'empêche pas l'histoire d'en sortir elle-même. En effet, en lisant, on est plongé dans la tension de l'époque entre les différents ordres religieux. Les questions soulevées à cette occasion sont intéressantes. Comme quoi, chacun peut avoir un avis différent et le défendre! J'ai été assez surprise par l'ampleur de leurs débats et surtout, par leurs conséquences. Je pense que le mot ''hérétique'' survient à toutes les pages!

    Adso joue à merveille le rôle du second là pour aider le lecteur à déchiffrer les pensées de Guillaume. Il est jeune et complètement dépassé par les événements. Face à lui, un homme savant, un peu imbu de lui-même, dans la force de l'âge. Néanmoins, ce sera à l'aide des deux hommes que l'enquête sera résolue. Le dénouement est intéressant, logique, bien mené. L'histoire est un brin moralisante mais en même temps, parfaitement en adéquation avec les préoccupations de l'époque.

     

    En un mot: une lecture lourde, difficile mais qui apporte beaucoup au lecteur. La qualité de l'écriture et les références écrites sont tout simplement très riches. Je suis très heureuse de l'avoir enfin lu!

     

    Avec moi, ont lu le Nom de la Rose:

     

    Alison Mossharty 
    Aniouchka


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  • Blanc chemin - Viviane Moore - Labyrinthes

     

    Résumé:

    La Mauresque l'a prédit : " Prends garde à toi, chevalier ! Tu marcheras sur un blanc chemin et les étoiles dans le ciel seront tachées de sang ! Souviens-toi... " Les cloches de la grand-messe pascale résonnent encore que des milliers de pèlerins quittent la bonne ville du Puy pour cheminer vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Entre chien et loup, comme les démons auxquels il ressemble, l'assassin frappe une première fois, puis une seconde, puis... Se mêlant aux Jacquets, le chevalier Galeran de Lesneven se lance sur sa piste, ne pouvant imaginer ce qui l'attend au bout de ce singulier pèlerinage...

     

    Mon avis: Je voulais lire un livre de la série de Galeran et ai choisi celui-là un peu au hasard. Je m'attendais à une enquête typique du roman à énigme et ai donc été assez surprise par le rythme et l'allure qu'a pris l'enquête, si on peut l'appeler comme tel, dans ce livre.

    Au début du roman, on passe d'une groupe de personnages à un autre. On se demande ce qui les lie, et quand on le découvre, on attend la suite. Que va-t-il se passer? Le danger n'est pas loin, on le pressent sans toutefois pouvoir le nommer.

    Je peux dire que ce début n'est pas très rapide, mais il permet de poser les éléments et de faire monter le suspense. Au bout d'un moment, le chevalier Galeran de Lesneven entre en scène: la traque peut commencer.

    J'ai beaucoup apprécié ce personnage, ses relations avec Ronan surtout. La suite permettra peut-être d'apporter des éclaircissemtns. Chacun, dans ce groupe de pélerin, est mis en avant. On fait connaissance avec Garin, ses parents, La Farouche et son étrange maîtresse, Ronan, Humbert... Tous apportent un petit quelque chose au récit.

    Alors oui, j'ai deviné depuis le tout début qui était le tueur, même si j'avoue avoir quand même été surprise à la fin par une révélation... Je ne m'en doutais pas! Bref, cela ne m'a pas dérangé car le plus important n'était pas qui, finalement, c'était ce qu'il y avait autour. Et l'écriture portait le récit. Elle est très fluide, oscille parfaitement entre en language plutôt d'époque et le notre, entre les desciptions et les dialogues, entre les temps morts et l'action. Je ne me suis pas ennuyée une seconde! Et j'ai été totalement séduite par la plume de l'auteur!

    Le cadre de l'intrigue est aussi intéressant. J'avais déjà lu un livre dont l'histoire se déroulait dans le cadre d'un voyage en Terre Sainte, mais pas à Compostelle. On se fait ainsi embarquer dans le passé, dans un voyage que je n'imaginais pas aussi dangereux mais qui apportait beaucoup aux pèlerins qui y participait. J'ai eu l'impression de marcher avec eux

     

    En somme, une agréable histoire, courte mais bien construite, qui détend et fait voyager!

     

    Petite remarque: ceci n'est pas la 1ère aventure de Galeran. Le titre est La couleur de l'archange


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  • Couverture L'alchimiste assassiné
     
     
    Résumé

    Londres, 1699. Lady Anastasia Ashby de la Zouche, comtesse de Clapham et ancienne maîtresse de Charles II, le roi libertin, vit des heures sombres. Echappée de la tristement célèbre prison de Fleet, elle est contrainte de devenir chroniqueuse de potins pour une gazette à scandales. Mais la comtesse et sa jolie suivante vont devenir les héroïnes d’une intrigue périlleuse lorsqu’une femme mystérieuse les engage à suivre son mari, Beau, qu’elle soupçonne d’adultère. Cette enquête les entraîne de salles de jeu en bibliothèques et de la cathédrale St Paul, alors en construction, aux bas-fonds de la ville où elles sont bientôt impliquées dans un meurtre sanglant. Et le pire reste à venir, car, pour confondre l’assassin, elles devront percer les mystères de l’alchimie et trouver de l’aide auprès d’un certain Isaac Newton.
     
     
     
    Mon avis: Je voulais lire un Labyrinthes et j'ai donc pris ce livre au hasard, parmi les quelques livres que nous avions dans cette collection en librairie.
     
    Je ne savais donc absolument pas à quoi m'attendre.
     
    Au début, jétais partagée entre apprécié le livre ou non. Cela tenait au fait que les deux héroïnes étaient spéciales: la comtesse a 60 ans, possède un certain embonpoint, est une grande geule et est assez pauvre malgré l'air qu'elle se donne. Alpiew est son ancienne femme de chambre et toutes les deux se retrouvent en prison pour dettes. Alpiew est donc assez jeune et possède quant à elle une forte poitrine, ce qui lui occasione des renvois de son lieu de travail systématique à cause de patrons trop entrenprenants. Et leur enquête? Filer un monsieur soupçonné d'adultère. Ce n'était pas très réjouissant...
    Mais tout d'un coup, il y a eu un tournant dans l'enquête, je me suis habituée à ce couple assez atypique d'enquêtrices et à leur humour décalé.
    Je me suis laissée prendre dans cet univers de théâtre et d'alchimie, de secrets et de mensonges. L'enquête devient de plus en plus intéressante, plus complexe. La fin m'a peut-être sembler un peu farfelue, mais ne gâche rien.
    Les deux femmes m'ont finalement beaucoup plue. Pourquoi? Parce qu'elles ne se laissent pas marcher dessus. Elles sont, chacune à leur manière, placée en bas de la société et s'en défende, encore une fois chacune à sa manière.
     
    Une chose qui m'a dérangée jusqu'au bout est la vulgarité des propos qui ressort souvent. Enfin, trop souvent à mon goût. En dehors de ça, ce livre se lit très vite. Les pages tournent à toutes vitesses, sans ennui. Je l'ai personnellemnt lu en 3 jours! Et je lirai bien un autre livre de cet auteur.
     
    Pour ceux qui ne connaissent que Grands Détectives chez 10/18 pour les polars historiques, sachez qu'il existe Labyrinthes qui se revendique d'en publier, chez Le Masque. Voilà pour la pub!
     
    Connaissez-vous ce livre? L'auteur??

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  • Couverture Un deuil dangereux
     
    Résumé: La famille Moidore n'avait encore jamais connu de scandale, bien à l'abri dans sa demeure de Queen Anne Street.
    Mais la famille va être frappée par un drame atroce : la fille de Sir Basil Moidore est assassinée. L'inspecteur William Monk est sommé de retrouver le coupable au plus vite et d'épargner autant que possible la famille. Peu aidé, tant par l'hostilité de ses supérieurs que par les séquelles de son amnésie, Monk devra lire derrière les silences et les ombres pour parvenir à résoudre cette nouvelle enquête.
    Heureusement, sa complice Hester Latterly viendra lui prêter main-forte.
     
    Mon avis: un coup de coeur pour Anne Perry. Je savais que dans le monde du polar historique, elle était une référence, mais cela ne m'a pas empêchée d'être surprise par la qualité de ce que j'ai lu.
     
    En effet, point de vue historique, on est servi. Anne Perry nous fait rentrer entièrement dans le Londres de 1850 avec une facilité déconcertante. On ressent tout: la manière de vivre de l'époque, les comportements des gens entre eux, leurs relations, comment parlaient-ils, les statuts sociaux de l'époque,  la position de la femme et même le niveau de la médecine!
     
    Monk est un personnage que j'ai trouvé sympathique depuis le tout début. Ce livre est sa 2ème enquête, la 1ère se déroulant suite à son accident qui lui a fait perdre la mémoire. Mais Monk, pour garder sa place au sein de la police, ne dira rien. Du coup, il s'interroge beaucoup: comment était-il avant? Les bouts de réponses qu'il récolte ne lui font pas vraiment plaisir. En attendant, il fait de son mieux pour résoudre les enquêtes qui lui sont soumises. C'est un très fin observateur: chaque sourire, rougeur, sueur ne lui échappe pas. C'était peut-être agaçant, de le voir si observateur au bout d'un moment, mais au final, je me dis que grâce à ces détails, on ne pouvait que se croire à côté de lui.
    Il est assez difficile pour lui de rester calme face aux aristocrates qui lui font face.Ou d'une certaine manière, face à toute personne plus haute que lui au niveau social ou hiérarchique. Il tente toujours de rester calme et si, la plupart du temps, il y parvient, il lui arrive de perdre la maîtrise de lui-même et ses remarques en deviennent cinglantes. Une personne envers qui il perd toute patience en deux temps trois mouvements se trouve être Hester Latterly.
     
    C'est une femme qui possède un tempérament très proche de ceui de Monk. La grande différence, celle qui fait tout, c'est qu'elle est une femme. Et à cette époque, on s'en rend bien compte, être une femme et dire ce qu'on pense tout haut sans retenue, cela ne passait pas, mais pas du tout.
    Je l'ai bien appréciée également. Grâce à elle et au fait qu'elle repousse les limites de sa condition toujours plus loin, on peut vraiment voir comment la femme était perçue à cette époque. Il était un peu lourd, des fois, d'avoir ces deux personnages qui possèdent un caractère difficile. Toutefois, après refléxion, il est évident que si Monk et Hester étaient deux personnes faciles qui ne se rebellaient contre rien et faisaient bêtement ce qu'on leur disait de faire, on ne pourrait pas voir tout ce que j'ai décris plus haut: les relations, comportement, niveau social des personnages etc... Car c'est finalement en poussant la limite, en la dépassant qu'on voit où elle se trouve. C'est dans le meurtre qu'on voit qu'elle était la notion du mal à l'époque. C'est également en essayant de résoudre le meurtre qu'on se rend compte de la notion de justice.
    Un polar historique, c'est ce qu'il y a de mieux pour comprendre une époque, je pense.
     
    Encore un petit mot concernant l'enquête elle-même. Nous avons donc affaire à un huis-clos dans une maison apparartenant au gratin de Londres: Sir Basil Moidore. Sa fille est assassinée dans sa chambre et même si tout laisse à croire qu'un voleur s'est introduit dans sa chambre, Monk prouve assez vite qu'il n'en est rien. Non, le meurtrier vient de l'intérieur. Or cette maison est remplie de domestiques ainsi que de la grande famille Moidore.
    J'ai bien aimé le principe: c'est qui? On sait qu'on l'a devant les yeux mais impossible de savoir qui. Ou alors, si l'on pense savoir, difficile de trouver le mobile.
    La seule chose qui m'a dérangée, dans cette enquête, est le fait que tout est répété. En effet, si Monk est en train de parler avec quelqu'un, une autre personne va entrer dans la pièce et demander ce qu'il en est. Monk lui répète alors ce qu'il vient de dire. Là où cela devient plus pénible, c'est lorsqu'une 3ème personne fait son apparition... J'ai un peu réfléchi et me suis dit qu'au final, c'était plus réel. Lourd pour le lecteur, mais réel.
    Ensuite, et là, j'attendais Anne Perry au tournant, c'était pour la résolution finale de l'énigme. J'avais peur que la solution puisse être trouvée plus tôt dans le livre mais que l'auteur nous donne la solution qu'à la toute fin. J'ai déjà eu ça dans un autre livre et c'est vraiment pénible.
    J'ai été donc soulagée du dénouement. Ce dernier a été toutefois un peu rapide à mon goût.
     
    Chapeau bas à Anne Perry qui a réussit à me transporter pendant 500 pages comme de rien.
     
     
     
     
    J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge New Pal 2012

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  • La guerre des trois Henri T3; La ville qui n'aimait pas son roi -  Jean d'Aillon - LGF

    Résumé: 1588. Alors que la guerre continue de faire rage dans toute la France, une nouvelle inattendue ébranle le royaume : le prince de Condé est mort, empoisonné. Pour enquêter sur ce décès soudain, Olivier Hauteville doit se rendre à Paris avec Cassandre, sa jeune épouse protestante. La ville est à feu et à sang, déchirée par les affrontements qui opposent la Ligue, les hommes du roi et les huguenots. Surveillés par les ligueurs, Cassandre et son mari se cachent...

     

    Mon avis: Dernier tome de la trilogie. Triste d'être arrivée au bout, il faut l'avouer...

    L'histoire se replace de nouveau à Paris, comme le 1er tome. Olivier, enfin marié!, décide de mener l'enquête pour le Roi de Navarre. Au final, cela débouchera sur un problème bien plus conséquent. En effet, avec la fin de la trilogie se termine la guerre des trois Henri. Tout se précipite et s'articule autour de Navarre, Henri III et Guise qui seront les trois bien présents.

    Guise est un personnage intéressant, donnant une certaine image de lui, mais étant bien différent à l'intérieur. Tout comme Henri III, il sait parfaitement manier son image pour influencer son entourage.

    Une chose qui m'a beaucoup plu dans ce tome est le fait de voir ces trois ''rois'' côte à côte. Ils sont tellement différents et en même temps, proches!

    Olivier Hauteville et Nicolas Poulain se voient transformés à travers cette histoire. Olivier devient très sûr de lui, volontaire, fidèle. Il a enfin trouvé sa place. Nicolas lui, trouve la pièce manquante qui l'empêchait d'être une personne à part entière. Les deux s'accomplissent, chacun portant allégence à un roi différent, mais ayant un but commun.

    Je dois dire que l'Olivier du tome 3 est en tous points différent de celui du tome 1. Il y apparaissait comme un jeune amoureux un peu naïf, n'arrivant pas à croire à tant de noirceur dans le monde. Les changements que j'ai vu en lui, et qui sont bien visibles pour qui lit les 3 tomes à la suite, sont tout à son honneur.

    L'histoire même m'a apparue à certains points légèrement décousue. Mais je ne sais si c'est un fait ressenti par d'autres lecteurs ou s'il est dû au fait que pendant un certain temps, je ne pouvais pas lire de longues periodes et je sais que cela n'aide pas.

    En dehors de cela, le style est toujours claire et agréable. Une fois plongé dans le bain concernant les prénoms, surnoms et religions, lire Jean d'Aillon est un vrai plaisir.

    Je le remercie d'avoir fait toutes ces recherches et de nous avoir offert une vue de l'Histoire telle qu'on ne la retrouve que chez lui!


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