• Mystère rue des Saints-Pères - Claude Izner - 10/18

    Résumé: Début de l'été 1889. Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l'Expostition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d'être achevée, tient la vedette. Au premier étage, Victor Legris rencontre parmi la foule, Kenki Mori (son associé) et son vieil ami Marius Bonnet, qui vient de lancer son propre journal  'Le Passe-Partout'. Mais tout à coup, une femme s'écroule sous le coup d'une étrange piqûre. S'ensuit une série de morts inexpliquées qui marqueront les débuts de Victor Legris en tant qu'enquêteur.

    Mon avis: Encore un polar historique 10/18 eh oui! Celui-ci marque le début des aventures de Victor Legris, un libraire bien curieux. J'avoue immédiatement que de lire un polar historique dont le héros est libraire est un plus indéniable pour le livre!

    Plus sérieusement, j'ai eu relativement de peine à m'accrocher, au début. En effet, Victor ne sait pas si ces morts sont naturelles ou non et n'a aucune raison de s'impliquer dans une histoire compliquée. Le rythme en pâtit.

    Je me suis néamoins accrochée et je ne l'ai pas regretté. Car une fois que Victor sent que quelque chose cloche et commence à fureter, tout y est pour retenir le lecteur jusqu'à la fin. L'enquête est bien faite, pas trop facile et surtout, le coupable n'est pas évident à trouver! Victor est un personnage attachant, très humain. Et la période historique du livre est également très intéressante! Même si moi qui n'apprécie pas beaucoup les villes, n'attache pas une grande importance à la tour Eiffel, j'ai trouvé que ce livre a été un outil tout à fait insolite pour approcher les premiers pas du symbole actuel de la France!

    En bref, une période historique proche mais très bien amenée, un style fluide, un personnage accessible (tout comme les personnages secondaires) et une histoire rondement menée! Un vrai plaisir, j'ai d'ailleurs acheté la suite!

     


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  • La guerre des trois Henri tome 2: la guerre des amoureuses - Jean d'Aillon - LGF

     

    Résumé:  1586 : Le duc de Guise, surnommé le Balafré, contrôle la moitié de la France. Henri III n’est même plus le roi de Paris où la Ligue fait la loi, tandis que le huguenot Henri de Navarre conduit une guerre d’escarmouches dans l’ouest du royaume. Décidée à mettre un terme à cette guerre, Catherine de Médicis part rencontrer Navarre, héritier légitime selon la loi salique, pour le convaincre de se convertir. Mais est-ce la véritable raison de ce voyage ? Pourquoi a-t-elle choisi Michel de Montaigne, l’ami d’Henri de Navarre, comme messager ? Tiraillé entre sa foi catholique et son amour pour la protestante Cassandre de Mornay, Olivier Hauteville se retrouve au coeur du conflit religieux face à la terrible duchesse de Montpensier qui fomente un odieux complot.

     

    Mon avis: Un 2ème tome, un 2ème plaisir! Je découvre l'Histoire grâce à Jean d'Aillon. Je dis découvre et non redécouvre volontairement: car quoi de mieux, de plus efficace qu'un bon D'Aillon pour plonger dans le passé et enregistrer des faits facilement. Je n'oublie jamais que cette trilogie est une fiction,mais je garde aussi en tête que l'auteur s'est énormément documenté et que les faits généraux, en dehors de relations comme Olivier et Cassandre, se sont bels et bien déroulés.

    Dans ce tome, nous découvrons davantage le Roi Henri de Navarre alias Henri IV au détriment du roi en place Henri III. C'est un personnage très intéressant qu'il me tarde de retrouver dans le dernier tome!

    Olivier s'étoffe davantage. Il n'est plus le petit ''naïf'' du 1er tome! Ici, il sait ce qu'il se veut et ce qu'il doit faire pour atteindre son but, c'est-à-dire Cassandre. Cette dernière nous apparaît ici différement : ce n'est plus seulement une femme courageuse et déterminée mais également quelqu'un de fragile et sans défense. Elle ne se dédouble pas non plus: nous découvrons simplement un autre aspect de sa personnalité qui n'était jusqu'alors pas aussi voyant.

    Pourtant, je dois tout de même noter qu'Olivier et Cassandre me donnent l'impression d'être un peu moins consistants que les autres personnages... Ce n'est qu'une légère impression mais qui me donne tout de même à réfléchir car ces deux-là ne sont pas historiques, contrairement à quantité d'autres personnages... Mais encore une fois, je dis cela, mais je les apprécie énormément et suis impatiente de les retrouver encore une fois. Je note ceci car je m'interroge, ce n'est pas négatif!

    Pour terminer je dirai ceci: comme au 1er tome, le départ n'est pas fulgurant. Toutefois, il suffit de ne pas y faire attention et avant même d'y penser, on est complètement pris dans l'H/histoire! Un énorme coup de coeur!


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    Les rapines du duc de Guise - Jean d'Aillon - LGF

     

     

    Résumé: 1585 Après trente ans de guerre civile et le massacre de la Saint-Barthélemy, la France est plus divisée que jamais. Trois Henri se disputent un trône à l'équilibre fragile. Henri III veut garder sa couronne, mais n'a pas d'héritier. Henri de Navarre, le protestant, tient à faire valoir ses droits, mais Henri de Guise, l'ultracatholique, refuse de laisser un hérétique régner sur la France. Sous la direction de Henri de Guise, la Ligue organise un vaste rapinage de l'impôt de la taille, afin de lever une armée catholique. C'est en recherchant l'assassin de son père, contrôleur des tailles, qu'Olivier Hauteville va croiser la route des ligueurs. Il rencontre également Cassandre, une jeune protestante qui a bien des raisons de s'intéresser à cette enquête.

     

    Mon avis: J'ai reçu ce livre lors du Swap Spécial Vacances organisé par Strawberry sur Livraddict.com. Jean d'Aillon est l'un des auteurs favoris et je ne change pas d'avis sur lui après avoir lu le 1er tome de cette trilogie.

    Comme d'habitude, Jean d'Aillon nous emmène dans un tourbillon historique où intrigues, complots, trahisons et fidélité s'entremêlent. En partant de faits réels, il nous offre ici une sorte de thriller historique qui nous divertit autant qu'il nous en apprend sur cette période de fin du XVIème.

    Les personnages sont très bien construits, chacun avec sa volonté propre et fidèle à soi-même, entraînant de ce fait des rencontres et des actes plutôt innatendus.

    Au début du récit, il faut toutefois se concentrer: en effet, les différents protagonistes de cette histoire nous sont présentés les uns après les autres, en faisant des retours dans le passé. Il faut également se réperer entre les trois Henri, à quelle religion ils appartiennent et également, concernant les personnages, à qui vont leur fidelité. Car entre les loyaux et les espions, il ne faut pas s'emmêler.

    Tout cela pour dire que c'est un livre dense en informations et qu'il vaut mieux le lire assez rapidement, de longs moments car dans le cas contraire, il est plus difficile de s'y retrouver.

    Connaissant cet auteur, cela ne m'a pas rebutée. J'ai continé ma lecture et tout est devenu limpide. Le 1er tome s'achève sur la fin de quelque chose, et laisse la porte ouverte à la suite.Je me réjouis de commencer ce tome 2, pas plus tard que ce soir d'ailleurs. Je n'ai jamais aussi bien retenu de choses qu'en lisant des polars historiques et je ne peux que continuer à en lire.

     

     

    http://www.bibliosurf.com/Interview-de-Jean-d-Aillon


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    Meurtre à Canton - Robert Van Gulik - 10/18


     

     

    Résumé:  L’avant dernière enquête du célèbre Juge Ti l’amène dans le sud de l’Empire Fleuri : à Canton. Ce grand port reçoit de nombreux marins arabes et persans, et contient aussi une minorité préchinoise : les Tankas. Dans ce grand maëlstrom médiéval le Grand Censeur a disparu alors que l’empereur se meurt et que les complots vont bon train dans la capitale...


    Mon avis: Ce livre est le 1er que je lis de Robert Van Gulik et j'avoue avoir été conquise par la totalité de son écrit.

    Je m'explique: la série du Juge Ti est la 1ère éditée par la collection de Grands Détectives chez 10/18. L'histoire est historico-policière et nous immerge totalement dans une autre époque. En effet, Van Gulik maîtrise tout autant l'intrigue policière (qui semble être un pretexte pour le reste) que le contexte historique. Enfin, je dis contexte historique, mais avec cet auteur, cela va même plus loin, jusqu'à une forme de pensée de l'époque. Plus qu'un mode de vie, c'est un enchevêtrement de pensées, de façons de voir les choses, de les comprendre qui nous ouvrent un monde plus large, plus profond.

    Je n'ai peut-être pas été séduite par l'histoire elle-même, mais plutôt par ce que je viens d'expliquer, qui porte tout le texte. Je n'ai jamais eu autant l'impression de vivre l'époque du livre que dans celui-ci. On vit leurs préjugés, leurs incompréhensions et leurs découvertes.

    C'est un article assez court, mais tout est dit et je ne peux que vous inviter à le découvrir vous aussi.

     


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  • Le prix du secret - Fiona Buckley - 10/18

     

    Résumé: Entrée par nécessité dans le monde périlleux de la cour d'Angleterre, Ursula Blanchard, dame d'honneur et espionne de l'impitoyable Elisabeth Ier, est lasse de ses intrigues. Alors qu'elle pensait prendre un repos salvateur lors d'un voyage pour affaires privées en France, Ursula se voit confier une nouvelle mission secrète : remettre à Catherine de Médicis une missive lui proposant l'aide d'Elisabeth pour régler le conflit entre catholiques et protestants en France. Car la guerre civile menace et il ne reste que peu d'espoir d'empêcher un bain de sang qui pourrait gagner l'Angleterre... Mais à peine a-t-elle posé un pied en terre de France que les dangers s'accumulent en travers de sa route.


    Mon avis: Ceci est la 3ème aventure d'Ursula. Peut-être cela ne m'a-t-il pas aidé à apprécier cet ouvrage.

    En effet, la plupart des 10/18 que je lis sont au pire très intéressant, et au mieux incroyable. Mais avec ce livre, j'ai été relativement déçue.

    Je n'ai pas réussi à apprécier Ursula. Je dois avouer que ne pas aimer le personnage principal est rare chez moi... mais je n'ai rien pu faire, avec Ursula, cela ne passait pas. Elle était trop compliquée à mon goût. Je ne savais jamais ce qu'elle pensait et d'ailleurs, elle semblait ne pas le savoir elle-même. Elle se méfiait de tout le monde et le monde se méfiait d'elle. Là-dedans, je n'arrivais pas à trouver ma place de lectrice.

    Je dois dire que les personnages de ses domestiques sont encore les plus intéressants, d'après moi, ainsi que son nouvel ami marchand. J'arrivais à les cerner, avec leurs qualités et leurs défauts et au final, je les trouvais attachants.

    Le récit... j'avoue avoir eu aussi de la peine à tourner les pages du point de vue de l'intrigue... La trame y est, évidemment mais je la trouvais cependant bien maigre. Au tout début, cela semblait clair. Malheureusement, plus l'histoire avançait, plus je trouvais que cela allait dans tous les sens.

    En bref, et je regrette de devoir le dire, je n'ai pas eu énormément de plaisir à parcourir cette oeuvre.

    Si des lecteurs ont apprécié ce livre, je serai très intéressée de les entendre, car je suis frustrée de n'y avoir pas trouvé mon plaisir, et voir les choses d'un autre point de vue serait très intéressant!


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  •  book_cover_absolution_par_le_meurtre_18880_250_400

    Résumé:
    En l'an de grâce 664, tandis que les membres du haut clergé débattent en l'abbaye de Streoneshalh des mérites opposés des Eglises romaine et celtique, les esprits s'échauffent. C'est dans ce climat menaçant qu'une abbesse irlandaise est retrouvée assassinée. Amie de la victime sœur Fidelma de Kildare va mettre tout sur talent et son obstination à débusquer le coupable. Jeune femme libre et volontaire, Fidelma n'est pas une religieuse tout à fait comme les autres... Avocate irlandaise célèbre dans tous les royaumes saxons, elle sillonne l'Europe pour résoudre les énigmes les plus obscures en compagnie du moine Eadulf. Dans cette première enquête, leur collaboration sera  mise à rude épreuve tandis que les meurtres se multiplient à l'abbaye.

     

    Mon avis: Un coup de coeur pour ce livre! Tout simplement dévoré en 2 jours.
    L'époque historique et les évènements qui y prennent place sont tout d'abord très intéressants. Cela se passe au 7ème siècle en Angleterre, à une période où deux courants chrétiens co-existent. Personnellement, c'est une période que je connais peu et j'ai trouvé très enrichissant de pouvoir découvrir ces tensions dans le monde de la religion à ce moment. Tout cela raconté mine de rien. C'est d'ailleurs ce que j'aime chez 10/18, apprendre sans en avoir l'air, en prenant beaucoup de plaisir. Par contre, il faut se laisser le temps de rentrer dans le récit. Au début, beaucoup de noms de lieux et de personnes sont donnés et s'y retrouver n'est pas forcément facile. La suite est plus allégée, une fois qu'on est bien rentré dans l'histoire.
    J'ai été très agréablement surprise par les deux personnages principaux: soeur Fidelma et frère Eadulf.
    Fidelma a un caractère assez fort. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, dit haut et fort ce qu'elle pense et ne maîtrise pas toujours ses émotions. Venant d'Irlande, elle a quelque peine à s'acclimater aux moeurs des Saxons qui la révoltent plus d'une fois. Eadulf est toujours là pour la tempérer et lui expliquer comment fonctionne son peuple (il est en effet Saxon). Grâce à elle, on découvre la position de la femme à cette époque, qui n'est de loin pas celle que les clichés lui impose.

    Eadulf est un personnage peut être un peu moins travaillé. L'histoire se basant sur les sentiments de Fidelma, nous le connaissons moins qu'elle. Toutefois, nous pouvons nous apercevoir qu'il est sensible et extrêmement patient envers les remarques cinglantes que Fidelman lui adresse parfois. Il est également passionné par le savoir et plus particulièrement pas la médecine et les herbes.Au final, on se rend compte qu'ils forment une bonne paire, se complétant l'un l'autre tout le long du récit.  

    En résumé, j'ai passé un très bon moment et me suis déjà commandé la suite. Si quelqu'un veut se lancer dans les polars historiques, je lui conseillerais bien volontiers celui-ci!


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    boris akounine bouledogue

     

    Résumé:

    Rousse, myope, d'une maladresse chronique, Pélagie est une jeune religieuse orthodoxe à l'esprit particulièrement acéré. Cette sagacité n'a pas échappé à son supérieur hiérarchique, l'archevêque Mitrophane : il n'hésite jamais à faire appel à ses services lorsque les autorités de la province russe où il exerce son magistère le sollicitent pour résoudre des affaires particulièrement épineuses. Pélagie abandonne alors son cher tricot et ses activités de pédagogue pour aller mener l'enquête. C'est ce qui se produit lorsqu'on retrouve dans la cour du manoir d'une riche famille noble le cadavre d'un superbe bouledogue blanc, orgueil de la matriarche, fruit d'une longue et patiente sélection. Ce n'est là que le premier incident d'une série qui menace d'être longue si Pélagie n'y met pas le holà. Ce qu'elle tentera de faire grâce à ses capacités d'analyse et de déduction, non sans que quelques cadavres supplémentaires - de chiens, mais aussi d'humains - aient parsemé ses investigations.

     

    Mon avis: Ce n'est pas le meilleur polar historique que j'ai lu. Mais commençons par le début:

    Boris Akounine a une plume incroyable. La qualité de ses phrases, même de ses mots est tout simplement merveilleuse. C'est très littéraire.

    Pélagie est une héroïne très sympathique! Elle est impertinente, intelligente et discrète à la fois. En résumé, quelqu'un qu'on oublie mais qui se rappelle à votre bon souvenir pour étaler ce qu'elle a découvert et que personne n'avait compris. Elle est soutenue par Mitrophane, l'archêveque (si je ne me trompe pas), un homme d'église également assez original. En fait, je pourrais dire que tous les personnages de l'histoire sont intéressants. Ils ont chacun leurs caractéristiques et leurs secrets, qu'on ne découvre qu'au fil du livre.

    On ne devine pas aisément qui est le/la ou les coupable(s). On croit, on est sûr mais cela ne veut pas dire que c'est bien le cas. C'est quelque chose que j'ai apprécié dans ce livre: les retournements de situation.

     

    Les points négatifs: je trouve que l'histoire traîne un peu. Il y a beaucoup de passages que j'ai trouvé inutiles à l'histoire et qui de ce fait, l'alourdissaient. J'ai eu de la peine à arriver à la fin car si l'histoire était bonne, elle était également bien trop longue par rapport à ce qu'elle valait. Et puis il y avait beaucoup de personnages ce qui fait que ce n'était pas facile de se souvenir qui était qui, entre les fois où on les appelle par leur prénom ou seulement leur nom de famille...

     

    En bref, je ne pense pas lire un autre Boris Akounine, car ma Pile A Lire est déjà bien haute, mais je suis tout de même contente d'avoir pu découvrir cet auteur et la Russie, que je ne connaissais pas du tout.



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